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Hommes du livre

Vous trouverez ici des informations sur les « hommes du livre » (imprimeurs, libraires, éditeurs, bibliothécaires, relieurs, etc.) dont le nom porte un astérisque dans les pages du site. Les auteurs ne figurent pas dans cette rubrique.

Fils d’un conseiller en l’élection de Paris et petit-fils par sa mère de Laurent d’Houry, fondateur de l’Almanach royal. Il devint juge consul, syndic de sa corporation et premier imprimeur du roi. Il est à l’origine de l’Encyclopédie ou Dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers de Denis Diderot et Jean D’Alembert

Originaire de Lyon, il entre en formation chez son oncle Antoine Briasson, imprimeur pendant cinq ans. En 1720, il monte à Paris où il commence son apprentissage. Il est reçu maître-libraire à Paris en 1724 et ouvre à cette occasion sa propre librairie, rue Saint-Jacques.

Son sens des affaires, sa prescience et sa capacité à s'intégrer dans les réseaux savants européens en font un des éditeurs les plus fortunés de son temps. Cela l'amène à prendre d'importantes responsabilités dans la communauté des libraires parisiens dès 1739. Dès 1745, il devient l'un des quatre éditeurs de l'Encyclopédie.

Issu d’une famille d’imprimeurs, fils de Michel Étienne David, imprimeur et consul de Paris, petit-fils de l’imprimeur Michel David et neveu de l'imprimeur-libraire Christophe David, il devient membre de la corporation des libraires et imprimeurs de Paris en 1732.

Il fut au nombre des quatre libraires associés dans la publication de l’Encyclopédie ou Dictionnaire raisonné des sciences de Denis Diderot et Jean D’Alembert.

Fils d’un laboureur de la région d’Auxerre ou d’un marchand de cette ville. Il fait son apprentissage chez un imprimeur parisien et devient lui-même librairie en 1738. Il s’installe rue Saint-Jacques à l'enseigne de Saint Landry & du griffon. Il se marie  avec la nièce du libraire et marchand d’estampes François Jouenne.

Il fut un des quatre éditeurs associés de l'Encyclopédie et le principal éditeur de Denis Diderot et de plusieurs ouvrages clandestins.

Henri Estienne est un grand imprimeur et philologue, issu d’une dynastie d’imprimeurs. Il publie un très grand nombre d’auteurs anciens (parmi lesquels des historiens de langue grecque comme Hérodien), travaillant avec des humanistes ou établissant parfois lui-même le texte. Il a édité l’essentiel de la littérature grecque, procurant la première édition de nombreux auteurs. Presque toutes ses éditions grecques comprennent une traduction latine et des notes abondantes. Utilisant en particulier les caractères gravés par Claude Garamont, il a imprimé de très beaux livres.

Marque d'imprimeurHumaniste huguenot, il reçoit une solide éducation, montrant très tôt de grandes dispositions pour l’étude des langues, le latin et le grec notamment. Il est également un ardent défenseur de la langue française notamment contre les italianismes. Dans sa jeunesse, il fait plusieurs voyages en Italie où il travaille dans de nombreuses bibliothèques et trouve de nombreux manuscrits de textes antiques. Il compose aussi des vers latins.

Il commence à travailler dans l’imprimerie de son oncle à Paris, puis à Genève où son père était imprimeur. À partir de 1557, il imprime les textes qu’il a ramenés d’Italie. Il devient aussi le protégé du banquier Fugger. À la mort de son père en 1564, il devient imprimeur de la République de Genève. C’est là que sera imprimé son grand Dictionnaire de la langue grecque, en 1572, sous le titre de Thesaurus græcæ linguae, après 12 ans de préparation. Par la suite, il poursuit la publication de textes antiques et fait un voyage en Allemagne, toujours en quête de nouveaux textes. Avec Précellence du langage français, publié avec succès en 1579, il est pour un temps sous la protection du roi Henri III puis reprend une vie d’errance (Orléans, Paris, Francfort, Lyon, Genève), poursuivi par ses créanciers. C’est lors d’un dernier voyage à Lyon qu’il tombe malade et meurt.

Orfèvre originaire de Champagne, il fut envoyé en 1458 par Charles VII chez Fust et Schoeffer pour étudier la nouvelle invention de l’imprimerie mais à son retour en 1462 Louis XI qui a succédé à Charles VII, ne lui apporte pas le soutien attendu. Jenson poursuit alors une vie errante jusqu’à ce qu’il s’installe à Venise en 1470. Ses presses furent réputées pour la beauté et l’équilibre de leurs caractères romains. Il publia notamment des textes des Pères de l’Eglise et des théologiens médiévaux.

Imprimeur-libraire italien installé à Venise, il joue un rôle fondamental dans la diffusion de la culture humaniste et de la littérature grecque. On lui doit aussi de grands progrès faits en imprimerie.

Alde Manuce ouvre son imprimerie en 1494 et travaille avec de nombreux collaborateurs comme Andrea Torresano qui avait racheté l’atelier de Jenson et dont il épousera la fille, ou Francesco Griffo, talentueux tailleur de poinçons dont il utilisera les caractères grecs ou les italiques. Ces derniers caractères, plus serrés, permettaient de gagner de l’espace et d’abaisser ainsi les coûts de production d’un livre. Il lance aussi l’impression de petits ouvrages moins chers et plus maniables que les in-quarto ou in-folio, donc susceptibles d’être davantage lus.

Marque d'imprimeurAlde Manuce reçoit aussi l’aide de nombreux érudits grecs présents à Venise et qui préparent pour Alde ses éditions grecques. Avec l’aide de ce groupe d’humanistes, appelé Académie aldine, il publiera de nombreux ouvrages d’auteurs importants parmi lesquels on peut citer Hérodote, Aristote, Aristophane, etc., ainsi que des outils pour l’apprentissage de la langue (dictionnaire, grammaire).

Mais son chef-d'œuvre typographique reste l’Hypnerotomachia Poliphili, ou Le Songe de Poliphile, imprimé en 1499 dans une mise en page originale accompagnée de très nombreuses gravures, et souvent considéré comme l’un des plus beaux incunables.

Les impressions d’Alde Manuce portent la fameuse marque au dauphin enlacé autour d’une ancre. Son travail sera poursuivi par son fils et son petit-fils.

Libraire imprimeur formé à Venise, il travaille à Paris puis s’installe définitivement à Lyon. Sa production est considérable et ses principales réussites commerciales proviennent d’ouvrages de droit, de médecine, de science et de religion. Rouillé édite des auteurs italiens, souvent en langue originale. En revanche, il édite peu de poètes français, à l’exception de Clément Marot. Il édite de nombreux humanistes avec lesquels il correspond.